Dr. Feelgood
Toujours envie - Rock & Folk (1981)

Propos recueillis par J-S C © Rock & Folk
Merci à Pierre Chatelet !

Wilko l’habit noir. Le baladin calme, réservé. Et puis sur scène, halluciné, hagard, survolté. Contraste. Dr Wilko et Mr Johnson.

© Alain de la Mata

Peut-on parler du passé ?
C’est si loin, maintenant. Je ne les vois plus, vous savez, et puis on n’a plus de raisons de se voir.

Quelle a été votre réaction après votre éviction ?
Mes premières pensées furent d’arrêter complètement de jouer. Mais après un laps de temps j’ai réalisé que j’avais toujours envie d’écrire des chansons, d’être dans la musique. Dr Feelgood était un très grand groupe, je ne pensais pas pouvoir revenir à ce niveau.

N’a-t-il pas été dur de repartir pour ainsi dire à zéro ?
Je crois toujours en ce que je fais, mais le succès est une chose étrange dans le Rock’n’Roll : quand il arrive, c’est si grand, si soudain, si confus.

Comment avez-vous été amené à travailler avec Ian Dury ?
J’ai connu Ian à l’époque où il jouait avec Kilburn & The Highroads. On devint des amis, mais depuis cette époque, à vrai dire, je ne l’avais vu qu’occasionnellement. Quand Hugh Cornwell a été en prison, l’an dernier, les Stranglers firent deux concerts au Rainbow et invitèrent un tas de gens. J’étais là, Ian aussi, et à cette époque j’étais passablement déprimé. Ian m’a dit : "Viens en studio avec les Blackheads faire un single, juste pour s’amuser." On a donc fait ce vieux Country-Song démodé, "Oh Lonesome Me", et, c’était O.K. Moi jouant avec ces types, c’était ce que je recherchais et ce qui me manquait peut-être : une sorte d’intensité, de vivacité. Ian m’a alors demandé de jouer sur leur album. J'ai dit : "O.K. mais je veux toujours jouer ma musique et garder les Solid Senders." Et je suis parti en tournée avec eux en fin d'année.

Vous n'avez jamais pensé engager un, hum, chanteur ?
Quand j'ai décidé continuer, j'étais si impliqué dans l'écriture des chansons Que je n’ai pas songé. Mais je veux chanter, j'aime chanter.

Votre jeu de guitare est aujourd’hui renommé.
C'est très flatteur. Certaines personnes me disent que je les ai influencées, mais j'ai tout volé à Mick
Green.

C’est votre idole ?
Oui. Nous sommes devenus des amis, et c'est un peu étrange quand vous vous retrouvez avec quelqu'un qui est votre héros. II a vraiment changé ma vie. Apres Dr Feelgood il m'a demandé de venir travailler avec Les Pirates, mais j'ai refusé. Parce que si on a Mick Green dans un groupe, on n’a pas besoin de moi !

Vous coutez d'autres groupes ?
Je n'ai pas Le temps, mais je trouve Les Clash très braves, valeureux. Je connais aussi Les Intouchables, un groupe de Bristol ; ils sont exactement le Dr Feelgood de 1975. J'ai produit un single pour eux, récemment. Ils m'intéressent, parce que c'est une nouvelle génération qui joue la musique que j'aime.

N’est-ce pas curieux, tous ces groupes (Inmates, Nine Below Zero) qui jouent la même musique que les Pretty Things en 1965 ?
Cela ne m'a jamais surpris, parce que pour mot c'est la meilleure musique qui existe.

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